Apprentis fabulistes

(actualisé le ) par E. Pavy

Salvete !

Dans le cadre d’une séquence sur les animaux, les latinistes de 4ème, après l’étude d’une fable de Phèdre et une initiation au grec ancien à travers Ésope, ont dû rédiger une fable dont la morale était la même que celle du "Renard et la Cigogne" : "Chacun doit supporter patiemment ce dont il a donné l’exemple."

Voici ces fables. Bonne lecture à tous !





Le panda et le Pingouin - Lucas

Le Panda avait invité le pingouin.
Sans une minute de retard, celui-ci vint
Il l’invita à boxer sans qu’il ne put répliquer,
Lui donna des gants et sur le ring l’invita à monter.
Le pingouin dépourvu de main
Tenta de riposter en vain.
Lorsque le pingouin invita le panda
Celui si se mit en route et se pressa .
C’était à la pèche qu’il l’avait invité
et le panda ne vit rien arriver.
Le pingouin eut vite fait de capturer le poisson
tandis que le panda se démenait avec son hameçon
on dit que le pingouin lui tint ces propos : "chacun doit supporter ce dont il a donner l’exemple."

La Panthère et la Souris - Elliot

Un beau matin d’été, dans la savane, une panthère invita son amie la souris pour visiter sa nouvelle maison.
Notre félin étant très peureux, son habitation était perché à la cime d’un arbre majestueux.
La pauvre petite souris réalisa qu’elle ne pouvait monter si haut.
Aussi, tristement, elle déclina l’invitation de son amie.
Et c’est alors qu’elle s’aperçut que la panthère ricana sous cape.
Quelques jours plus tard, la souris décida à son tour d’inviter le beau félin dans sa jolie petite tanière.
Et naturellement, la panthère se sentit bien géante quand elle vit le petit trou par lequel la souris se faufila en souriant !
On raconte que le petit rongeur lui tint ces propos :
<< chacun doit supporter patiemment ce dont il a donné l’exemple.>>

La Poule et le Coq. - Vanille

Un beau jour dans la basse-cour,
Maître Coq se réveilla d’humeur taquine.
Il alla chercher sur le bord de la rivière un galet ovale.
Profitant de l’absence de l’une des poules,
il l’échangea contre un œuf fécondé.
La poule arrivant pour couver,
elle donna trois petits coups de becs et se le cassa.
Elle vit Maître coq le sourire aux lèvres.

Plus tard,
Dame poulette, pour se venger,
Demanda à Maître coq de couver son œuf le temps d’aller picorer quelques grains.
Maître coq accepta par galanterie.
Il sentit l’œuf bouger sous lui.
Il sursauta d’un coup et vit un petit serpent qui venait de le piquer .
Dame poulette non loin de là, rigola de sa belle vengeance.
Trompeur, c’est pour vous que j’écris :
- Attendez vous à la pareille.
« Chacun doit supporter patiemment ce dont il a donné l’exemple »

Le chat et l’oie - Julie

Un chat et une oie ,bien amis ,
S’étaient fait prendre à voler,
Des mets bien cuisinés .
Pourchassés dans une impasse,
Ils ne pouvaient s’échapper.
Le chat rampa sous la clôture,
Mais l’oie ne passait pas,
Et le chat la laissa,
Face aux méchants villageois.
Un jour qu’ils recommençait,
Chacun de leur côté,
Et se retrouvèrent piégés au même endroit,
Devant un haut mur de brique,
L’oie s’envola au-dessus,
Le renard implora son aide,
Mais celle-ci l’ignora, s’envola,
Et on captura le chat.
« Chacun doit supporter patiemment ce dont il a donné l’exemple. »

L’aigle et le hérisson - Grégoire

Un hérisson proposa à un aigle de dormir chez lui,
L’aigle pouvant à peine mettre la tête
Dans le petit trou de l’animal aux mille piquants,
Ne put dormir de la nuit,
Tellement l’abri fut inconfortable, malgré sa fatigue.
Lorsqu’il invita à son tour le hérisson à dormir,
L’oiseau au bec aquilin s’installa confortablement sur son pic
Alors que le hérisson ne pouvait s’arrêter de penser au vide en dessous de lui,
L’empêchant de dormir à son tour.
L’aigle lui raconta alors :
« Chacun doit supporter patiemment ce dont il a donné l’exemple ».

Mme La Fourmi et M. L’Éléphant - Émeline

Un après-midi très froid,M. L’Éléphant rencontra Mme La Fourmi au marché.
« Bonjour Mme, voulez-vous prendre le thé chez moi pour vous réchauffez ?
- Oui, avec plaisir. »
Mme La Fourmi rentra chez M. L’Éléphant et trouva sa maison très belle mais très grande.
Elle eut même du mal à s’asseoir.
Elle prit le thé dans une grande tasse.
Une semaine après, pour se venger de ce qu’elle ait dû subir,
elle invita à son tour M. L’Éléphant à prendre le thé chez elle.
Ils arrivèrent chez Mme La Fourmi,
M. L’Éléphant ne pouvait pas rentrer.
Mme La Fourmi dit :
« Chacun doit supporter patiemment ce dont il a donné l’exemple. »

Le petit lion et le petit lièvre - Léo

Un petit lion, dit-on, jouait avec une balle.
Un petit lièvre vint et lui demanda :
« Pourrait-on jouer ensemble ? J’ai perdu mon ballon" le petit roi lui répondit sèchement :
« Hors de question ! Va demander à quelqu’un d’autre !
Quelques jours plus tard ,le lion perdit sa balle et vit le petit lièvre ayant retrouvé sa balle .
Il se précipita et demanda : »pourrais-je jouer avec toi ? « Le lièvre répondit « non !" Chacun doit supporter patiemment ce dont il a donné l’exemple.

Le chien et le chat - Julien

Un jour, un chien, raconte-t-on, invita son ami le chat à admirer un feu d’artifices le 14 juillet. Mais celui-ci, pour être en première loge, décida de traverser une rivière.
Car, les hommes et les immeubles cachaient ce spectacle avec leur grandeur.
Le chat n’aimant pas l’eau, ne put la traverser et se contenta de l’entendre.
L’année suivante, c’est le chat à son tour qui invita le chien le 14 juillet.
Il choisit le lieu.
C’était sur une place ou la foule était réunie.
Le chien ne vit rien du spectacle,
tellement il était petit et avait peur d’être écrasé.
Mais l’animal agile se faufila lui,
à la cime d’un arbre
et cette fois put admirer ce joli spectacle
pendant que l’ami fidèle de l’homme,
lui se lamentait.
Sur le retour, le chat lui tint ses propos :
« Chacun doit supporter patiemment ce
dont il a donne l’exemple »

Le chien et la chèvre - Océane

Un chien n’ayant pas un sou et vivant dans la rue, tous les jours s’asseyait devant une boutique et faisait la manche. Alors, un jour, une chèvre fort fortunée passa devant lui. Il lui demanda une pièce et celle-ci ne tourna même pas la tête.
Puis les années passèrent et le vent tourna. Le meilleur ami de l’homme avait fait fortune grâce à un commerce qu’il avait acheté après beaucoup de privations. Mais la chèvre, elle, avait gaspillé toute la fortune qu’avait amassée sa famille en quelques années seulement. Or, un jour, elle fut obligée de faire elle aussi la manche, drôle de coïncidence, le même chien qu’elle n’avait même pas voulu aider passa devant elle.
Elle lui dit :
- Brave chien, donnez-moi une pièce, s’il vous plaît. Vous savez à quel point il est difficile de ne pas avoir d’argent.
Celui-ci répondit :
- Ma chère, je sais surtout que vous ne m’avez point aidé quand j’étais dans votre situation. Mais ne vous inquiétez pas, avec de la volonté, vous pourrez vous en sortir.
Et il repartit sans même se retourner.
« Chacun doit supporter patiemment ce dont il a donné l’exemple."

Le Renard et le Chat - Emma

Un jour, un renard et un chat partirent pour chasser 
Le renard réussit à chasser une poule, la mangea et ne laissa rien au pauvre chat affamé .
Un autre jour, lors d’une deuxième chasse, le chat se rua sur un malheureux et minuscule rat qui se promenait dans les hautes herbes.
Le chat se fit un merveilleux plaisir de le gober tout entier et laissa la queue du rat pendouiller à sa gueule pour pouvoir se venger de la dernière chasse.
Le renard étant affamé ne put réussir à manger le rongeur, car il n’aime pas les rats .
Le chat lui tint ces propos :
« Chacun doit supporter patiemment ce dont il a donné l’exemple ».

Le loup et le lapin - Angèle

Un Loup avait pour ami un Lapin,
Celui-ci lui dit :
- Eh ! Mon bon vieil ami, ça te dirait de venir avec moi à une fête ?
- Avec plaisir …
Le soir même, pendant que M. le Loup rigolait en bonne compagnie,
le jeune Lapin , lui, resta seul jusqu’au moment où il fit une bonne action.
Tout le monde se rua sur lui, sauf un qui restait dans un coin, blotti contre un arbre.
« Chacun doit supporter patiemment ce dont il a donné l’exemple. »

Le Renard et le pigeon - Raphaël

Un renard, dit-on, avait défié un pigeon à une course.
Le renard, se sachant perdant, fit basculer dans la terre son adversaire, au moment du départ.
L’oiseau, tout honteux s’en fut, sous les moqueries du Renard.
Le pigeon, après avoir disparu pour noyer sa honte d’avoir été humilié en public, revint quelques mois plus tard, en se vantant d’être le plus fort,
Le renard, si confiant depuis sa dernière victoire, pensait à user de la même ruse que la dernière fois et n’entendit pas le départ.
Le remarquant s’en aller à pas de loup pour ne pas être ridiculisé de la même façon que le pigeon, le renard entendit les propos tenus par le pigeon :
« Chacun doit supporter ce dont il a donné l’exemple ».

Le singe et le crocodile - Antoine

Un singe, dit-on avait invité le crocodile pour savoir lequel des deux était le plus fort.
Le singe choisit l’épreuve d’escalade qui consistait à atteindre en 1er le haut d’un palmier.
Le crocodile trouvait injuste que ce soit le singe qui choisisse l’épreuve mais il accepta.
Le singe atteignit le haut du palmier en quelques secondes.
Le crocodile, lui, avait essayé de grimper mais était tombé sur le dos.
Le singe se mit à se moquer du crocodile qui resta calme et proposa une nouvelle épreuve.
Il s’agissait de traverser le fleuve à la nage et d’être le 1er à atteindre la rive opposée.
Le singe accepta sans hésitation se disant qu’il allait encore gagner.
Le crocodile arriva en moins de 2 secondes de l’autre coté alors que le singe ne savait pas nager et qu’il était presque un train de se noyer. Le singe hurlait, se plaignant que le crocodile avait choisi une épreuve dont il était sûr de sortir vainqueur. Le crocodile lui fit remarquer qu’il en avait été de même pour l’épreuve d’escalade mais que lui ne s’était pas plaint. Le crocodile allant au secours du singe lui dit :
« Chacun doit supporter ce dont il a donné l’exemple »