Confiné, chez soi…

(actualisé le ) par Michel Suquet

« Nous sommes en guerre », cela a sidéré beaucoup de monde et, dans l’imaginaire collectif, nous avons cette image des « féroces soldats » qui viennent dans nos bras pour mugir et égorger nos proches !

Or, là, point de « féroces soldats » et une guerre assez paradoxale à plus d’un titre, notamment en ce qui concerne les hôpitaux qui, dans les guerres classiques, sont souvent situés à l’arrière ; là, ils sont en première ligne ! Menacés d’être submergés par des ennemis invisibles…

Et on se demande tous où se trouvent le front, l’arrière, les premières lignes… Une seule solution, restez confiné, à au moins 1 mètre de distance des autres. C’est simple quand on le dit, plus compliqué à vraiment réaliser.

Et puis, que faire quand on est chez soi, réunis avec toute sa famille ? Toutes nos habitudes se trouvent bouleversées, inadaptées, et il faut comprendre comment se réorganiser pour ne pas sombrer.

Ce qui est extraordinaire devient l’ordinaire : autre paradoxe de cette guerre ! Et chacun invente et partage ses trouvailles pour retrouver « une structure dans son temps pour donner du sens » [1] aux choses qui semblaient en avoir perdu soudainement pour beaucoup d’entre-nous.

Personnellement, en plus de réorganiser tous mes cours [2] pour gérer cette fameuse continuité pédagogique qui nous est indispensable, j’ai beaucoup écouté, entre autres, d’interviews de scientifiques, penseurs et intellectuels, sur les médias [3] qui m’ont permis de comprendre en partie [4] ce que pouvaient vivre nos élèves et leurs familles pour tout réorganiser…

Je vous livre certaines d’entre-elles [5], peut-être trouveront-elles des échos à vos propres réflexions et vous conforteront dans les décisions que vous avez prises dans vos familles pour trouver comment s’organiser, qui dans son télé-travail, qui dans son travail scolaire, qui dans les tâches quotidiennes de la vie en mode confiné, et pouvoir combiner tout cela ?

Apprendre, c’est faire des erreurs ; et nous en avons tous fait ! Comment, sinon, apprendre ? Sans doute, avec mes collègues avons-nous cherché à bien faire et nous vous avons inondé de travail [6] alors que d’autres impératifs se sont présentés à vous tous. Mais qui était préparé à anticiper tous les problèmes qui se sont accumulés au début de la semaine ?

J’espère que ces quelques réflexions, que je partage avec vous, vous donneront de l’espoir et de l’énergie pour aborder la deuxième semaine qui s’annonce après un week-end où on espère un peu souffler. Nous savons que le confinement va durer et que cette durée dépend de notre discipline à appliquer les consignes données. Et pour cela, comprendre les causes des pandémies récurrentes et les modèles mathématiques utilisés par les spécialistes peut nous aider à mieux nous organiser. Je vous livre une interview d’un anthropologue, ainsi qu’une page qui donne une revue de sites allant dans ce sens (il y a une page qui donne les statistiques de l’évolution de cette pandémie, en temps réel, pays par pays) : à vous de voir si cela vous est utile.

Prenons le temps aussi de réserver des moments à réfléchir pour l’après-covid-19, à en prendre note. Peut-être pourrons-nous partager ces réflexions pour inventer un monde plus solidaire et fraternel, afin de retrouver cette liberté qui nous est si chère au cœur.

 

Notes

[1citation puisée dans une des interviews en lien ci-dessous

[2et il a fallu le faire une deuxième fois, à l’aide de notre site, pour pallier la défaillance de notre ENT qui s’est trouvé submerger par l’afflux soudain de connexions de toute l’Essonne. Bon là, j’ai l’impression que ça s’est amélioré…

[3sur France-Inter en l’occurrence mais je suppose qu’il en a été de même sur tous les autres médias

[4…en partie seulement car comment comprendre complètement ce que peuvent vivre d’autres personnes quand on n’est pas à leurs places ?

[5et on aurait envie de partager tout ce qu’on a écouté, musiques et humour compris

[6c’est pourtant le travail qu’en temps ordinaire on aurait donné aux élèves, au collège…