Confiné, en son jardin…

par Michel Suquet

Camélia mon ami
Ce matin en ton jardin
Un rayon de soleil t’a ébloui
Tu as rougi, hein !
À nouveau le printemps est là, oui
Par tes fleurs tendrement bien rangées.

Ah ! Mon ami, que le printemps
Est espoir, rouge qui éclate
Comme la vague d’une émotion qui monte
Pour se tenir, là
Fidèle à cette promesse
Que tout l’hiver avait porté
Nichée dans tes bourgeons, si frêles.

Maintenant, encore, tout est silence retenu
Tout est et ne sera plus
Tout revient inlassablement,
Espoir

Tu es là, au centre de mon être
Certitude qui vient de mon enfance
Et qui, en toute force, me porte
Tu es là, devant moi et nous tous,
Espoir

Ce sont ces signes venant de mon passé
Qui m’accompagnent pour vivre et aller
Je pense à vous, « mes chers tous »,
Qui sont ou ne sont plus,
Inaugurant vos missives que je garde en mon cœur
La vie est généreuse
Par tous les malheurs du monde
Qui nous accablent, nous le savons

Qu’elle est simple et belle, ton annonce
Le printemps est là
Par la grâce de tes boutons
Qui s’épanouissent, Camélia…