Verdun, l’apogée de la guerre d’usure.

(actualisé le ) par Françoise Lambert, Michel Suquet

La bataille de Verdun est, dans la mémoire collective, une sorte de concentré de la Première Guerre mondiale, à la fois par sa durée, l’ampleur des moyens mis en œuvre et des destructions, et par ce qu’elle révèle des limites des conceptions stratégiques et tactiques de cette guerre.

La bataille de Verdun

Le 21 février 1916, le général allemand débute l’offensive sur la rive droite de la Meuse. Il envisage une offensive d’usure, convaincu que l’armée française est à bout de souffle. Il décide de la « saigner à blanc » par une série d’attaques violentes et répétées à Verdun. Cette ville est mal reliée à l’arrière par une voie ferrée étroite et difficile à défendre.

C’est alors « l’enfer de Verdun » : pendant près de dix mois, sur un périmètre limité, sous le pilonnage de l’artillerie lourde, se succèdent les assauts d’infanterie pour le contrôle des forts (Vaux, Douaumont, Tavannes, Souville) qui ne sont bientôt que des champs de ruines. Les succès initiaux allemands, dus à l’imprévoyance du commandement français, ne débouchent pourtant pas sur une victoire rapide.

À partir de l’Automne 1916, les différents forts sont repris. Cette fois, la victoire des Français peut être proclamée à la face du monde.

Cette bataille inutile et meurtrière (Plus de 600 000 morts) demeure le symbole du conflit de 1914 – 1918 dans la mémoire collective des Français comme des Allemands. Elle rappelle à jamais toute l’horreur de la guerre d’usure. Elle va révèler la nature de la guerre moderne, fondée sur la destruction systématique de l’ennemi et va contraindre les pays à envisager de nouvelles stratégies de combat.

Visite des classes de 3ème en 2013

Nos élèves de 3ème ont visité quelques sites importants de la bataille de Verdun, le vendredi 20 septembre 2013, par une journée ensoleillée.

Sous la conduite de conférenciers, les élèves ont pu visiter la citadelle, les forts de Vaux et de Souville ainsi que le village détruit de Fleury.

Armés d’un questionnaire, ils ont revisité les hauts lieux de la ville et ont pu s’imprégner de l’atmosphère de l’époque.

Cette sortie, inscrite dans une action pédagogique intitulée « Devoir de mémoire » va permettre aux élèves de réaliser des panneaux qui seront exposés dans la salle communale de Briss-sous-Forges lors de la cérémonie du 11 novembre au carré militaire de la commune.